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EN BREF
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Rolex, leader de l’industrie horlogère mondiale, a publié un premier rapport de durabilité, marquant un tournant dans sa communication sur les enjeux environnementaux et sociaux. Avec des ventes annuelles dépassant 10 milliards de francs, la marque révèle ses efforts dans la réduction de son impact carbone et souligne l’importance de l’économie circulaire, en montrant que 70% de son or provient de sources circulaires. Des initiatives telles que la création d’écrins écoresponsables et le soutien à des projets de préservation de l’environnement témoignent de son engagement. Le rapport fait aussi état d’un objectif de réduction de 42% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, suivant les normes de la Science Based Targets initiative. En s’engageant à éduquer ses équipes sur les enjeux climatiques, Rolex s’affirme comme un pilier de la durabilité au sein de l’industrie horlogère.
Dans le monde de l’horlogerie, Rolex a toujours occupé une place à part. Avec des ventes annuelles dépassant 10 milliards de francs et une part de marché d’un tiers de l’industrie horlogère suisse, la marque ne se contente pas d’être un leader, elle s’engage également dans une démarche de durabilité sans précédent. En 2023, Rolex a franchi une nouvelle étape en publiant son premier rapport de durabilité, qui offre un aperçu détaillé de ses actions en matière environnementale et sociale. Ce texte explore les initiatives mises en place par Rolex pour réduire son impact écologique et promouvoir un changement positif, ainsi que son rôle en tant qu’acteur responsable dans l’industrie.
L’ascension vers la durabilité
Si la légende de Rolex s’est construite sur l’opacité, la marque a commencé à assouplir sa communication pour mettre en lumière son engagement envers la durabilité. L’un des éléments clés de cette démarche est le lancement de son site dédié, rolex.org, qui permet de centraliser les informations sur les initiatives durables de l’entreprise.
Rolex a également lancé l’initiative Perpetual Planet qui vise à sensibiliser et à agir en faveur de la protection de l’environnement. Dans cette optique, la marque a partagé, pour la première fois, son rapport de durabilité, précédemment réservé à un usage interne. Ce rapport est le fruit d’une analyse approfondie du cycle de vie de ses produits, ainsi que de leurs impacts environnementaux.
Les principales parties prenantes de Rolex
Le rapport de durabilité de Rolex, qui s’étend sur 118 pages, a été élaboré avec soin pour refléter les ambitions de la marque. Selon Virginie de Meuron, responsable presse et relations publiques, la durabilité a pris une place croissante au sein de l’entreprise. Elle souligne l’importance de mesurer l’impact environnemental des matières et des procédés employés dans la production des montres, afin de déterminer ses axes d’amélioration.
Cette analyse permet non seulement d’identifier les sources d’émissions carbone, mais aussi d’orienter les choix de l’entreprise. Dans un marché où la transparence devient cruciale, Rolex montre l’exemple en communiquant sur ses efforts en matière de durabilité.
Un engagement en faveur de la circularité
La circularité est un concept central dans la stratégie de durabilité de Rolex. En 2023, 70% de l’or utilisé par Rolex provenait de l’« or circulaire industriel », récupéré à partir de ses propres déchets de production. Cette pratique fait de Rolex une pionnière dans l’horlogerie en matière de récupération de ressources et de minimisation des impacts environnementaux.
En outre, 18% de l’or provient des mines industrielles et artisanales, tandis que 12% proviennent de l’or résiduel de l’industrie horlogère et électronique. Ce système de récupération illustre la manière dont Rolex intègre la circularité dans sa vision, en adoptant des solutions durables pour réduire son empreinte écologique.
Le recyclage au cœur de l’initiative
Le recyclage des matériaux est un autre axe clé de l’approche durable de Rolex. L’entreprise a mis en place un programme d’analyse matière pour évaluer les possibilités de recyclage au sein de son processus de production. L’idée est de réduire l’utilisation de matériaux pétrosourcés en favorisant des alternatives durables comme les polymères biosourcés.
De plus, Rolex a instauré des circuits courts entre les déchets de production et les matières premières, en récupérant les conditionnements utilisés pour les réinjecter dans la fabrication de nouveaux emballages. Grâce au programme Rolex Certified Pre-Owned, les clients ont également la possibilité d’acquérir des montres de seconde main, contribuant ainsi au recyclage tout en garantissant l’authenticité des pièces.
Vers l’éco-design
L’éco-design est essentiel pour réduire les impacts environnementaux et Rolex l’a compris. Depuis 2020, la marque a développé un nouvel écrin de livraison pour ses montres, conçu à partir de matériaux bouclés, dont 45% en bois, 31% en carton et cellulose moulée, réduisant ainsi sa part de plastique pétrosourcé de 92% à seulement 6%. Cette initiative entraîne une diminution totale de 500 tonnes de plastique par an.
En parallèle, les bâtiments de Rolex, tant en Suisse qu’à l’étranger, visent à obtenir des certifications environnementales. Par exemple, le site des Acacias à Genève a reçu en 2023 le label BREEAM In-Use, tandis que le futur site prévu à Bulle en 2029 ambitionne d’obtenir la certification BREEAM Outstanding, faisant de lui un modèle dans l’industrie horlogère suisse.
Réduction des émissions et bilan carbone
Le rapport de durabilité aborde également la question de la compensation des émissions carbone. Rolex met un point d’honneur à réduire ses émissions de gaz à effet de serre au sein de ses activités et tout au long de sa chaîne de valeur. Comme l’explique Virginie de Meuron, l’entreprise se fixe des objectifs basés sur la Science Based Targets initiative (SBTi) d’ici à 2030.
Les résultats sont impressionnants : le bilan carbone global de Rolex est passé de 3’231 ktCO2eq en 2021 à 1’996 ktCO2eq en 2023, avec 99% des émissions provenant du scope 3. De plus, 88% de ces émissions proviennent des matières précieuses, dont l’or minier à hauteur de 89,5% en 2023. Pour atteindre ses objectifs ambitieux de réduction, Rolex mise sur l’efficacité énergétique, un approvisionnement responsable en matières premières et une diminution de l’utilisation de l’or minier.
Une vision partagée au sein de l’entreprise
La volonté de Rolex de faire des enjeux environnementaux et sociaux une priorité stratégique est également visible dans l’implication de ses équipes. Jean-Frédéric Dufour, Directeur général de Rolex SA, évoque dans le rapport la durabilité comme un voyage quotidien qui concerne l’ensemble des employés. Cela se traduit par des ateliers de sensibilisation tels que la Fresque du Climat, qui permet aux équipes de comprendre les enjeux liés au changement climatique.
En 2024, la direction ainsi que l’ensemble des employés de Rolex ont eu l’opportunité de participer à ces ateliers, ce qui témoigne d’une volonté claire de sensibiliser et d’éduquer les équipes sur ces sujets cruciaux. Un plan de formation intégrant les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance est également en cours de déploiement.
Un nouveau modèle pour l’industrie horlogère
Le premier rapport public de Rolex en matière de durabilité envoie un signal fort à toute l’industrie horlogère. Il marque un tournant décisif, où les entreprises ne peuvent plus se contenter d’intentions, mais doivent coloniser des actions concrètes. Rolex précise que les baisses d’émissions doivent se mesurer en valeurs absolues, au-delà des simples intensités.
En prenant la parole sur ses pratiques durables, Rolex n’atteint pas seulement ses propres objectifs, mais encourage aussi l’industrie tout entière à suivre son exemple. Ses actions deviennent des références pour d’autres entreprises cherchant à intégrer la durabilité dans leur modèle économique. Dans une ère où la transparence et la responsabilité sociale sont de plus en plus exigées par les consommateurs, Rolex se positionne comme un leader exemplaire.
Pour en savoir plus sur les engagements de Rolex envers la durabilité et découvrir leurs actions détaillées, vous pouvez consulter leur site officiel de durabilité à l’adresse rolex.com ou suivre les actualités sur leurs initiatives via Europe Star.
Son approche innovante, couplée à la volonté d’intégrer des pratiques respectueuses de l’environnement, illustre une transformation significative dans l’industrie horlogère. Rolex montre ainsi que la durabilité n’est pas seulement une obligation, mais une opportunité de révolutionner et de réinventer un secteur dans son ensemble.

Rolex, le leader incontesté de l’industrie horlogère, franchit une nouvelle étape dans sa communication sur la durabilité. Avec la publication de son premier rapport de durabilité, la marque démontre un engagement fort et une volonté de transparence qui étaient, jusqu’alors, peu présentes. La marque n’a pas seulement fourni des informations sur ses actions, mais a également engagé un dialogue ouvert sur ses pratiques.
Dans ce rapport, Rolex partage des données précises sur son impact environnemental et les efforts déployés pour le réduire. « Nous mesurons l’impact environnemental de nos matières et procédés », déclare Virginie de Meuron, responsable presse et relations publiques. Cette approche axée sur l’analyse du cycle de vie des produits est essentielle pour établir des bases solides pour l’amélioration de son processus de production.
La marque a également intégré le concept de circularité dans sa stratégie. En 2023, 70% de l’approvisionnement total en or de Rolex provenait de l’or circulaire industriel. « Il s’agit d’un parfait exemple de circularité », explique-t-elle. Cela illustre non seulement l’innovation de Rolex dans ses méthodes d’approvisionnement, mais aussi sa capacité à réduire son impact environnemental.
Rolex met l’accent sur l’éco-design avec des initiatives concrètes, comme le développement d’un nouvel écrin écoresponsable. « Nous avons réussi à diminuer de 92% notre utilisation de plastique pétrosourcé », souligne de Meuron. Ce changement notoire a un impact significatif sur les émissions de gaz à effet de serre liées à la production et montre comment chaque aspect du produit, y compris son conditionnement, peut être repensé pour être plus respectueux de l’environnement.
Les dirigeants de Rolex reconnaissent l’importance de réduire les émissions de carbone dans leurs activités. Le rapport expose des objectifs ambitieux de réduction basés sur les recommandations de l’initiative Science Based Targets. « Nous n’investissons pas dans des projets de compensation carbone, car notre priorité est de réduire nos émissions au maximum », précise la responsable presse. Cela témoigne d’un engagement ferme à améliorer les pratiques plutôt qu’à simplement compenser les effets négatifs.
En mettant en œuvre des ateliers de sensibilisation tels que La Fresque du Climat, Rolex favorise une culture d’engagement durable, tant au sein de ses équipes qu’avec ses clients. « C’est aussi un défi qui nous concerne tous », affirme Jean-Frédéric Dufour, Directeur général de Rolex SA. Ce retour à l’humain et à l’implication collective est essentiel pour construire un avenir meilleur.
Avec cette première publication, Rolex envoie un message fort à toute l’industrie horlogère : la durabilité n’est pas seulement une tendance, mais une nécessité à laquelle toutes les entreprises doivent répondre. La marque montre que l’heure est à l’action concrète et à la transparence.
